vendredi 17 septembre 2010

Adhérer à l'AFDA



Mise à jour 2013

L'influence de notre association et ses ressources, tant financières qu'humaines, reposent entièrement sur le nombre et l'engagement de nos adhérents.

Aussi, nous vous invitons à adhérer ou ré-adhérer dès maintenant à l'AFDA en imprimant le formulaire ci-dessous, et à convaincre le plus grand nombre de personnes possible de vous suivre dans cette démarche.

Nous avons besoin de votre collaboration active et constructive. Sans elle, nous ne pourrons nous faire entendre.


Vous trouverez ici le lien vers le document à télécharger, à remplir, à signer et à retourner, accompagné de son réglement, à l'adresse qui y est indiquée. وشكرا لكم لمساعدتكم

https://docs.google.com/file/d/0BzBazmYrYBKBOGtTT1FvMVNFY3c/edit?usp=sharing













 


jeudi 16 septembre 2010

Motion sur la sélection des publications « significatives » du laboratoire dans le cadre du dossier AERES

Le  Groupe de Recherche Identités et Cultures, laboratoire en langues (dont la langue arabe), lettres, et sciences humaines et sociales de l’université du Havre (GRIC) a décidé de refuser de se prêter au travail d'évaluation imposé par l'AERES à toute la communauté universitaire et a voté la motion suivante.


Motion sur la sélection des publications « significatives » du laboratoire dans le cadre du dossier AERES

Le Conseil du GRIC (Groupe de Recherche Identités et Cultures, laboratoire en langues, lettres, et sciences humaines et sociales de l’université du Havre), réuni le 9 septembre 2010, constate qu’il n’est pas en mesure de sélectionner les 10 publications les plus significatives du laboratoire.

Il s’appuie tout d’abord en cela sur la décision prise le 19 juin 2009 par la Commission des Revues en Arts, Lettres, Langues et Sociétés des Cultures Étrangères de l’AERES qui a choisi de ne proposer aucun classement des revues en ces domaines.

De plus, du fait de la pluridisciplinarité importante du GRIC (sections 9 à 15),  il nous semble qu’un examen qualitatif des publications et une bonne connaissance de toutes les disciplines seraient requis pour décider qu’un article en études espagnoles est, par exemple, plus « significatif » qu’une monographie en études anglophones.

Nous choisissons de nous en remettre à nos pairs des comités de visite AERES pour évaluer la pertinence et la qualité de nos travaux de recherche, dans chaque discipline.

 Motion votée à l’unanimité des 21 présents

jeudi 22 juillet 2010

A lire dans Libération: Sarkozy a oublié son discours sur l’enseignement de la langue arabe

Par Véronique Soulé

Des promesses, toujours des promesses. Comme ministre de l’Intérieur, puis comme chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy s’est beaucoup impliqué dans la réorganisation de l’islam de France. Sur la scène européenne, il se présente volontiers comme le leader du rapprochement avec les pays de la Méditerranée. Aussi avait-il voulu donner un éclat particulier aux premières Assises de l’enseignement de la langue et de la culture arabes en France qui se sont tenues à Paris, le 9 octobre 2008. Dans un message lu à la tribune, il avait alors fait de grandes déclarations : «La langue arabe est une langue d’avenir et de progrès, de science et de modernité.Il n’y a pas de contradiction entre préparer l’avenir et investir dans la langue arabe.» Avant de conclure : «Je souhaite que ces assises débouchent sur des pistes concrètes de développement de l’enseignement de l’arabe en France.»
Les enseignants d’arabe avaient alors cru en un avenir radieux, d’autant plus que Xavier Darcos, alors ministre de l’Education, avait annoncé plusieurs mesures dans la foulée - comme l’ouverture de sections avec de l’arabe en sixième. Or, qu’en est-il un an et demi après ? Aucune de ces mesures n’a été mise en place.

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vendredi 9 juillet 2010

M. Ivan Renar interpelle le ministre de l'éducation nationale

M. Ivan Renar attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la fermeture du CAPES d'arabe en 2011. Cette décision répondrait à une situation de sous-emploi des enseignants d'arabe, sous-service dû à la faiblesse des effectifs d'élèves attirés par cette langue.

En réalité, si l'éducation nationale ne compte environ que 7.000 inscrits dans cette discipline, les cours d'arabe organisés par les états du Maghreb et ceux dispensés en secteur associatif, le plus souvent confessionnel, accueillent respectivement 40.000 et 60.000 élèves. La demande est réellement importante mais elle se heurte à une véritable carence de l'offre de l'enseignement de l'arabe au sein de l'éducation nationale.

Alors que des mesures volontaristes avaient été affichées lors des Assises de l'enseignement de la langue et de la culture arabes de 2008, la situation n'a cessé de se dégrader. Aussi lui demande-t-il de lui indiquer les dispositions qu'il entend prendre en urgence afin que l'enseignement de la langue arabe au sein de l'éducation nationale soit favorisé et développé.


En attente de réponse du Ministère de l'éducation nationale.

Source: senat.fr 

mercredi 7 juillet 2010

Fermeture du CAPES d'arabe: M. Daniel Goldberg interpelle le ministre de l'éducation nationale

M. Daniel Goldberg interroge M. le ministre de l'éducation nationale sur l'absence d'ouverture de postes à la session 2011 du concours de recrutement des professeurs certifiés (CAPES) d'arabe. En effet, la circulaire MENH 1012206N du 5 mai 2010 ne recense aucun poste d'enseignant de la langue arabe parmi ceux ouverts au prochain concours du CAPES.

Pourtant, dans sa réponse publiée au JO le 26 janvier dernier à la question qu'il lui avait posée sur la chute des effectifs dans les cours d'arabe au collège et au lycée (question écrite n° 58 850 parue au JO le 22 septembre 2009), il avait rappelé sa "conviction qu'il vaut mieux que l'arabe soit enseigné au sein de l'éducation nationale, par des enseignants bien formés, bien préparés, dans un cadre national, que par des organismes ou des associations qui ne disposent pas de mêmes ressources humaines". Il ajoutait également que "dès les prochaines semaines, un effort particulier sera déployé pour le développement de l'enseignement de l'arabe dans l'enseignement technologique et professionnel, ainsi que dans le lycée d'enseignement général au titre de la LV3".

L'absence de postes d'enseignant de la langue arabe à la prochaine session du CAPES surprend d'autant plus que "plus de 50 000 élèves font le choix de suivre cet enseignement dans un cadre associatif, le plus souvent confessionnel". Aussi, il souhaite connaître les raisons à cette absence d'ouverture de postes et les suites qu'il entend donner aux demandes légitimes d'inscription de postes d'enseignant d'arabe à la prochaine session du CAPES.


Source: Assemblée nationale

mercredi 16 juin 2010

Editorial du président

Chers collègues, chers adhérents, chers amis,

D’abord, simplement, bienvenue, أهلا وسهلا. Je suis heureux de vous accueillir et de vous témoigner l’enthousiasme et la conviction qui m’animent à l'issue de mon élection à la présidence de l’Association Française des Arabisants. Je voudrais également  remercier chaleureusement le nouveau comité pour la confiance qu’il m’accorde en m’ayant fait l’honneur de m’élire à ce poste.

Au moment de commencer ce mandat, je voudrais aussi, en mon nom propre, et au nom de mon comité, remercier mon prédécesseur, Benoît Deslandes.  Il n’a pas ménagé ses efforts pour dynamiser l’association et lui donner une visibilité qui fait d’elle une structure reconnue et estimée au sein des arabisants de France. A lui et au précédent comité va toute ma reconnaissance. Notre nouveau comité aura à cœur de poursuivre l’œuvre entreprise par l’Association Française Des Arabisants depuis maintenant bientôt quarante ans pour défendre l’enseignement de l’arabe en France et promouvoir la langue et la culture arabes au sein des institutions de la République.

Je voudrais dire d’entrée de jeu que je conçois cette association comme l’espace de tous les arabisants, qu'ils soient enseignants, chercheurs, étudiants. L'AFDA est également l'espace de tous ceux qui entretiennent, de près ou de loin, avec le Monde Arabe, un lien de proximité par leur activité professionnelle.

Vous le savez, la situation de l’enseignement de l’arabe en France n’est pas bonne.  Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, un Président de la République a manifesté le désir de se pencher personnellement sur le dossier de l’enseignement de la langue et de la culture arabes en plaçant des Assises sous son haut Patronage. De ces Assises, nous attendions beaucoup. Nous  attendions beaucoup de cette déclaration de M. Sarkozy dans son discours prononcé à Constantine le 5 Décembre 2007 : "Je souhaite que davantage de Français prennent en partage la langue arabe par laquelle s’expriment tant de valeurs de civilisation et de valeurs spirituelles".  Aujourd'hui, notre déception est aussi forte que le fut notre espérance à l'annonce de ces intentions : aucune des mesures annoncées à l’issue de ces Assises par le Ministre de l’Education Nationale de l’époque, Xavier Darcos, n’a aujourd’hui été suivie d’effet. Comme le serpent de mer qui refait régulièrement surface, le diktat de la logique comptable réapparaît une fois de plus et semble cette fois-ci bien déterminé à prendre dangereusement le dessus, si l'on en croit les menaces de suspension du capes d'arabe qui planent actuellement. Ceux qui sont à l'origine d'un tel projet ont-ils réfléchi aux répercussions qu'il pourrait avoir, non seulement sur l'enseignement de la langue et de la civilisation arabes en France, mais aussi sur nos engagements laïcs, sociaux, et diplomatiques ? Alors que la demande d'enseignement de la discipline dans notre pays est en évolution constante, va-t-on abandonner l'enseignement de l'arabe à des structures associatives, le plus souvent confessionnelles, dont ni la vocation, ni la compétence ne rejoignent les exigences de neutralité, d'érudition et d'objectivité critique de l'école de la République ?

Alors que les responsables politiques, et au plus haut niveau, manifestent régulièrement leurs préoccupations face aux carences de l’institution pour garantir et soutenir un enseignement de la langue arabe assuré par notre système éducatif, la contradiction est flagrante entre la réalité du terrain et le décorum de ces grand-messes officielles.

Faut-il pour autant baisser les bras et se réfugier dans l’ amertume du constat d’impuissance ? Certainement pas. Nous devons précisément faire tout le contraire. Je vois pour ma part deux missions urgentes à remplir :

- La première : rester vigilants sur le dossier de l’enseignement de l’arabe en France, continuer à alerter les autorités compétentes tant sur les fermetures de postes que sur les zones géographiques qui constituent un fort potentiel d’ouvertures pour une implantation cohérente et raisonnée de la langue arabe dans les établissements scolaires. Pour cela, chers collègues, nous avons besoin de vous, nous avons besoin de vos informations sur la situation de la langue arabe dans vos académies, nous avons besoin de vos propositions, de vos idées, de vos suggestions.

- La seconde : communiquer. Communiquer sur notre engagement d’arabisants, car c’en est un. A nous d’expliquer, chaque fois que nous en avons l’occasion, que le Monde Arabe, c’est une culture qui s’étend sur plus de quinze siècles, que la culture arabe a traversé la Méditerranée, que sans elle, les sciences ne seraient pas ce qu’elles sont , à nous de rappeler que la littérature, la pensée, les formes d’expression artistiques du Monde arabe ont créé en Occident un bouillonnement intellectuel qui a marqué l’histoire des idées de façon indélébile.

- Face à ces réalités historiques, géopolitiques, sociologiques, qui engagent ensemble la France et le Monde Arabe, la mission de l’Etat n’est pas remplie. Cela n’est pas normal. Nous devons nous battre. Nous ne serons jamais trop pour cela.

Chers Amis, le comité se réunira très prochainement et vous fera part de ses projets pour les mois à venir, notamment pour ce qui concerne les rencontres que nous organiserons.    

Permettez-moi, en conclusion, de vous souhaiter une excellente fin d’année, permettez-moi aussi de solliciter auprès de vous une adhésion massive à l’Association Française des Arabisants. Nous avons besoin de votre collaboration active et constructive. Sans elle, nous ne pourrons nous faire entendre.

Pierre-Louis Reymond

Président de l’AFDA

Fermeture du CAPES d'arabe en 2011

" Il n’y a pas de contradiction entre préparer l’avenir et investir dans la langue arabe" (N. Sarkozy, 9 octobre 2008)



C'est avec surprise que l'association française des arabisants constate que le ministère de l'éducation nationale a décidé de ne pas publier de date d'ouverture pour la session 2011 du CAPES d'arabe, ce qui revient à sa fermeture (voir circulaire en pièce jointe).

Pourtant, le Président de la République soulignait au sujet de l’enseignement de l’arabe dans notre pays  qu’ « un pays qui investit dans son histoire et dans sa culture, c’est en vérité un pays qui investit dans l’avenir. Il n’y a pas de contradiction entre préparer l’avenir et investir dans la langue arabe ».  C’était le 9 Octobre 2008, lors des premières assises de l’enseignement de la langue arabe en France, dans un discours lu en son nom par Madame le Préfet Malika Benlarbi.

L’AFDA s’élève contre cette décision qui compromet la cohérence de la réforme concernant la mastérisation de la formation des enseignants du secondaire et porte atteinte:
- à la pressante nécessité de sortir la langue des lieux de repli communautaire et d'assurer un enseignement conformes exigences d’érudition, de neutralité et d’objectivité informées de notre tradition universaliste,
- à notre tradition d’ouverture culturelle diversifiée,
- à notre rayonnement diplomatique et culturel sur le plan international,
- à nos intérêts au sein d'un monde multipolaire où le monde arabe joue un rôle notable.


L’AFDA demande donc la reconsidération urgente d’un tel projet qui va totalement au rebours des bonnes intentions que l’on croyait pourtant résulter d’une conviction émanant du plus haut niveau de l’Etat.