jeudi 10 septembre 2009

A lire dans "Le Monde": La langue arabe chassée des classe

Pour ceux qui ne l'auraient pas encore découvert, l'excellent article de Brigitte Perucca publié dans  Le Monde  du 9 septembre dernier.
       

L'arabe, une langue d'avenir ? Les Danois y croient. Copenhague vient d'introduire, à cette rentrée, l'arabe dans les collèges. Tout en accélérant l'intégration des 10 % des 31 000 collégiens d'origine palestinienne, libanaise et irakienne, la capitale danoise veut préparer les bataillons de commerciaux qui partiront demain, espère-t-elle, à l'assaut des pays du Golfe. Un discours simple et pragmatique qui n'a pas cours en France, où l'enseignement de l'arabe, pourtant centenaire, est laissé à l'abandon par l'éducation nationale, au profit des mosquées qui ont capté la demande.


Que quelques lycées prestigieux de centre-ville regroupent des classes d'arabophones ne doit pas faire illusion. Reléguée dans les zones d'éducation prioritaire, la langue arabe ne parvient pas à quitter son ghetto. Dans l'enseignement secondaire, les effectifs sont faméliques : 7 300 collégiens et lycéens étudient la langue arabe, soit deux fois moins qu'à la fin des années 1970. Parmi ces élèves, 1 800 suivent les cours du Centre national d'enseignement à distance (CNED) et 1 500 résident à La Réunion et à Mayotte.

A l'école primaire, apprendre l'arabe passe par les cours d'Enseignement de langue et de culture d'origine (ELCO). Formalisé dans les années 1970 pour préserver "l'identité culturelle" des enfants d'immigrés, ce dispositif est confié aux pays d'origine mais contrôlé par l'éducation nationale. Avec plus de 35 000 élèves, dont 22 679 en arabe, les cours sont dispensés en dehors du temps scolaire. Le dernier rapport de l'éducation nationale consacré aux ELCO, publié en mars 2006, relève que les cours d'arabe "ne sont pas convaincants". Non qu'ils se soient transformés en cours de religion, comme les inspecteurs l'ont maintes fois entendu, mais à cause de leur piètre qualité : méthodes jugées d'un autre âge, absence de lien entre l'arabe dialectal et arabe standard, rappel constant au pays d'origine et à son régime politique...

La comparaison avec les autres langues "rares" joue en la défaveur de l'arabe. Le chinois, porté par un effet de mode qui ne faiblit pas, attire environ 15 000 élèves dans le secondaire, le portugais 12 000, le russe 14 000 et l'hébreu 7 000. Cet échec sonne, pour nombre d'arabisants, comme un symptôme du rejet des Maghrébins dans la société française. "L'enseignement de cette langue se porte aussi mal que les populations qui la parlent", résume Abdellatif Nougaoui, professeur d'arabe au lycée Alfred-Noble de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Traduire : l'arabe est aussi mal aimé que la communauté qui le parle.

Du haut en bas de la pyramide de l'éducation nationale, on déplore "un abandon de l'arabe", selon les termes de l'inspecteur général d'arabe, Bruno Levallois. En tant que langue de communication, l'arabe apparaît pourtant en plein renouveau grâce à la scolarisation massive dans les pays du Golfe, à la simplification linguistique à l'oeuvre grâce aux nouveaux médias, comme Al-Jazira.

La "frilosité" des ministres de l'éducation nationale est souvent mise en accusation par la petite communauté arabisante. Seuls Jean-Pierre Chevènement et Jack Lang échappent à l'opprobre : le premier pour son discours intégrateur porteur pour la langue, le second pour son volontarisme qui a permis la création de postes de professeurs et l'intégration de l'arabe parmi les langues vivantes du primaire, une mesure abandonnée peu après son départ.

Tous les défenseurs de la langue se remémorent comme une vexation la déclaration d'Azouz Begag. L'éphémère ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances du gouvernement Villepin avait défendu le développement de l'enseignement du chinois dans les ZEP, pour favoriser une meilleure insertion professionnelle de ces jeunes bien sûr, mais aussi les mettre au contact avec "une langue de culture". Il n'avait pas eu un mot pour l'arabe.

Benoît Deslandes, l'actuel président de l'Association française des arabisants, a conservé un souvenir blessant de sa tentative, alors qu'il était professeur, il y a quelques années, de "vendre" l'arabe à un lycée de centre-ville. "Nous n'avons pas d'Arabes ici", lui avait répondu le proviseur. "Vous avez des Anglais ?" lui avait rétorqué l'enseignant. Cette insolence lui a valu la porte.

L'expérience vécue en 2009 par l'inspecteur pédagogique régional d'arabe, Michel Neyreneuf, montre que les réticences sont toujours là. Après avoir travaillé pendant des mois, sur le terrain, à l'ouverture de classes dites bilangues (deux langues vivantes enseignées dès la sixième) dans l'Oise, il voit l'expérience repoussée d'un revers de main par le rectorat. Le motif, exprimé ouvertement ou non, étant toujours le même : proposer l'arabe, c'est prendre le risque de "stigmatiser" des collèges. D'où un double échec : cette langue ne trouve pas sa place dans les établissements en quête d'excellence et déserte les plus en difficulté.

Partout, le scénario se répète : des effectifs de collégiens qui ne permettent plus le maintien de l'enseignement de l'arabe au lycée ; des professeurs d'arabe en partie désoeuvrés (60 % d'entre eux sont remplaçants, 6 % enseignent une autre discipline) ; une absence d'offre dans les lycées professionnels ou dans les formations technologiques qui proposeraient pourtant des débouchés aux élèves maîtrisant cette langue. Jean-François Copé s'est fait l'écho de cette préoccupation, samedi 5 septembre, lors du campus des jeunes de l'UMP à Seignosse (Landes) : "Il y a des emplois en lien avec le développement économique des pays arabes, nous devrions assurer à tout jeune la possibilité d'apprendre cette langue", a déclaré le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale,

Numériquement parlant, avec 4 000 à 5 000 inscrits, le sort de l'arabe est plus enviable à l'université. Mais le public, composé pour les deux tiers d'étudiants en pleine quête identitaire, n'est pas facile, concède le directeur des études arabes et hébraïques à l'université Paris-IV, Frédéric Lagrange. Il a vu cette proportion d'heritage students, selon la formule anglo-saxonne, grossir au fil des années. Nombreux sont ceux qui viennent de filières technologiques au lycée et se retrouvent en grande difficulté sur les bans de la fac. Parmi eux, nombre de jeunes femmes qui se cherchent un avenir dans la communauté, constate l'historien Benjamin Stora, qui les côtoie à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco).

"L'enseignement de l'arabe est parasité par le sacré et tous les problèmes socioéconomiques de gens qui veulent apprendre cette langue pour se forger une identité islamique", regrette Stéphane Valters, professeur d'arabe à l'université du Havre. Quelques-un(e)s possèdent déjà des rudiments, voire plus, de la langue, apprise dans un contexte religieux. "Cela s'entend. Ils ont des intonations qui impliquent une longue pratique de la psalmodie", explique M. Lagrange.

Car si l'arabe est en crise au collège et au lycée, il est en plein boom dans les mosquées. Au Val d'Argenteuil (Val-d'Oise), l'institut Al-Ihsane, installé dans la "mosquée Renault", ainsi surnommée parce qu'elle est installée dans une ancienne usine du constructeur automobile, affiche 635 inscrits entre 5 et 16 ans pour la prochaine rentrée. "Sans publicité", se flatte Abdelkader Achebouche, son président. Il ne souffre pas du tout de la concurrence de la mosquée Dassault - installée dans un ancien entrepôt de l'avionneur - à qui l'on prête quelque 400 élèves, issus de familles d'origine marocaine, quand son institut regroupe ceux d'origine algérienne.

Dans les classes d'Al-Ihsane, les cahiers des élèves inscrits en 2008 témoignent d'un travail scolaire assidu - quatre heures par semaine avec bulletins de notes et appel aux parents en cas d'absence. Chaque cours commence par une demi-heure de Coran, l'essentiel du temps étant ensuite consacré à un cours de langue "ordinaire". "Les parents recherchent une éducation islamique, mais ils veulent aussi maintenir le lien avec le pays d'origine", explique M. Achebouche. La mosquée rassure parce qu'elle apporte à la fois le Coran, la langue et un encadrement.

Preuve que cet afflux d'élèves vers les mosquées signe un retour à la langue et aux racines, il s'observe aussi dans les associations laïques. "L'ancienne génération avait honte d'elle-même et la connaissance de l'arabe était un handicap plutôt qu'un atout. La jeune génération ne raisonne plus comme ça", observe Amar Rahaouni qui anime l'association Enfance et familles des deux rives à Pierrefitte (Seine-Saint-Denis). A Paris, l'engouement est réel pour les cours d'arabe organisés à l'Institut du monde arabe (IMA) : "Nous avons commencé avec 10 enfants de 7 à 12 ans il y a cinq ans, nous en avons 190 aujourd'hui dont un bon nombre vient de banlieue", raconte Sophie Tardy, responsable du centre de langues et de civilisation de l'IMA.

Ce repli sur les associations inquiète le monde enseignant qui regrette d'autant plus le manque de volontarisme de l'éducation nationale. "Si la langue et la culture deviennent la propriété des communautés, nous sommes mal partis", regrette Bruno Levallois. "Si on ne donne pas à leurs enfants la possibilité d'apprendre l'arabe à l'école, les familles se tourneront de plus en plus vers la mosquée", soutient Yahya Cheikh, professeur au lycée Romain-Rolland de Goussainville.

Brigitte Perucca

Article paru dans l'édition du 09.09.09

mercredi 7 janvier 2009

Communiqué sur la situation à  Gaza

Depuis 60 ans, l’Etat d’Israël ne cesse d’humilier le peuple palestinien, d’accentuer la colonisation et bafoue toutes les résolutions des Nations Unies concernant le conflit qui l’oppose aux Palestiniens. Près d’un million de ceux-ci ont été expulsés de leur terre en 1948 et vivent depuis lors dans des camps et des dizaines de milliers ont trouvé la mort dans cette guerre de 60 ans. L’Etat d’Israël poursuit la colonisation de la Cisjordanie conquise par la force en 1967 et qu’il transforme consciencieusement en une série de poches ne pouvant plus communiquer entre elles. Quelles solutions ont été trouvées pour que les Palestiniens puissent vivre dans des frontières reconnues depuis tout ce temps ?

Aujourd’hui, au nom de la lutte contre le terrorisme et de la sécurité des citoyens du sud de l’Etat d’Israël, celui-ci a lancé une offensive sur Gaza causant la mort de centaines de Palestiniens.

Vivant depuis 40 ans dans une prison à ciel ouvert, les Palestiniens de Gaza n’ont pas cessé pendant la période dite de trêve d’attirer l’attention du monde entier sur la désastreuse dégradation de leur quotidien causée par le blocus israélien. Certes, il n’est pas question d’approuver les tirs de roquettes tirées depuis Gaza sur les villes du sud de l’Etat d’Israël mais quelle est la sécurité de la population palestinienne qui subit ce blocus pour avoir élu un gouvernement que n’approuve pas Israël ? Quelle est sa  sécurité quand elle subit de la part de ce dernier des tirs ciblés qui ne manquent pas de causer des victimes civiles ? Quelle sécurité pour cette population qui subit un « bouclage » à la moindre rebuffade ? Ni les Nations Unies, ni les pays européens ne se sont montrés sensibles à ses appels.

Les bombardements menés actuellement sur Gaza sont les plus meurtriers depuis la guerre de 67. L’extrême modération des condamnations des gouvernements occidentaux et des pouvoirs arabes ressemble à une complicité sans précédent dans le massacre du peuple palestinien.

L’association française des arabisants qui affirme tout autant le droit des Israéliens que celui des Palestiniens à vivre dans des Etats sûrs et reconnus, est choquée par cette attaque meurtrière, indigne et disproportionnée et demande :
- L’arrêt immédiat des massacres.
- L’arrêt du blocus exercé sur Gaza.
- L’arrêt de la colonisation.

Elle appelle le Président français à agir auprès des Etats de l’Union européenne pour obtenir la suspension de tout accord d’association avec l’Etat d’Israël tant que celui-ci ne se pliera pas au respect des résolutions des Nations Unies et qu’enfin la paix voulue par l’immense majorité des populations de la région, y compris d’Israël, ait une chance de voir le jour. 

Elle saisit l’occasion de ce communiqué pour dire qu’elle désapprouve les agressions commises contre les communautés juives, arabes et musulmanes présentes sur le territoire français.

vendredi 2 janvier 2009

Lettre à  l'ambassadeur du Qatar en France

L'association française des arabisants a adressé début novembre 2008 un courrier à Son Excellence l'ambassadeur du Qatar en France pour attirer son attention sur le mode de formation des professeurs d'arabe en France.







      الجمعية الفرنسية للمستعربين

      إلى صاحب السعادة محمد جهام الكواري سفير قطر لدي فرنسا 

      سعادة السفير،

      تريد جمعية المستعربين الفرنسيين أن تعرب عن خالص شكرها وبالغ امتنانها لدولة قطر وصاحب السمو الشيخ حمد بن خليفة الثاني الذي أسدى، بالرعاية التي أحاط بها الندوة الأولى عن تعليم اللغة والثقافة العربيتين، خدمة جليلة لمستعربي فرنسا.

      وكان في حضوركم وخطابكم دليلٌ ساطع على التزام قطر بالمساهمة في تحسين تعليم اللغة العربية في بلدنا. وقد سرّتنا دعوتكم إلى تبنّي سياسة واضحة بعيدة النظر في هذا المجال، إذ تسعى الجمعية الفرنسية للمستعربين لتحقيق ذات الهدف منذ سنين.

      ولكن أدهشنا أنكم ذكرتم في عداد المشاكل التي يعاني منها تعليم العربية في فرنسا “رداءة مستوى الأساتذة الفرنسيين” ونتمنّى أن يقوم رأيكم على سوء الاستعلام. فشرّفتمونا لو قبلتم أن تتيحوا لنا فرصة لقائكم لقاءً خاصّاً لكي نزوّدكم بكلّ المعلومات المفيدة عن تأهيل أساتذة اللغة العربيّة في فرنسا.

      وإليكم على سبيل التوضيح بعض الوقائع والمعلومات التي تجعلنا لا نشاطركم هذا الرأي:

      تنتقي الجمهورية الفرنسية أساتذتها للعربية كما تفعل لأساتذة الموادّ الدراسية الأخرى وبنفس الطريقة ونفس المتطلبات وذلك من خلال مباراتين :

    * شهادة الكفاءة للأستاذية في
التعليم الثانوي  والتبريز.

    * والترشح للمباراة الأولى مشروط بحيازة شهادة جامعية من مستوى الإجازة (ثلاث سنوات بعد البكالوريا). أما التبريز فبشهادة من مستوى الماستير (أربع سنوات بعد البكالوريا). وسيرفع المستوى الجامعي المطلوب إلى خمس سنوات من الدراسة العالية عما قريب. وقِسْم كبير من الفائزين بأحدى هاتين المباراتين نشأ في العالم العربي ودرس فيه. وأما القسم الآخر فمعظم أفراده عاشوا عامًا على الأقل في بلد العربي (خاصة مصر وسوريا وتونس حيث توجد مراكز فرنسية متخصصة في اسقبال الطلاب المستعربين الفرنسيين).

    * تتطلّب هاتان المباراتان درجة عالية من إتقان للغتين الفرنسية والعربية، كتابيًّا وشفهيًّا، وتبحُّرًا في النحو واللسانيات وتاريخ الحضارة العربية وآدابها من الجاهلية إلى يومنا هذا. ولكي تكون لك لمحة من مضمون البرامج نلحق طي هذه الرسالة برنامج التبريز لسنة 2009.

    * بعد المرحلة الأولى (المكوّنة من امتحانات كتابية في اللغتين الفرنسية والعربية) من المباراتين، لا تؤهّل لجنة التحكيم (المكونة من صفوة من المستعربين من أساتذة المدارس والجامعات الفرنسية ومن مفتشين من وزارة التربية الوطنية) إلا خمسة في المئة من المرشحين للمشاركة في المرحلة الثانية (المكونة من الامتحانات شفهية). وفي آخر المطاف لا يقبل إلا ثلث من المرشحين المتبقين. ففي دورة 2007 لشهادة الكفاءة للأستاذية في التعليم الثانوي، لم يتأهل للمرحلة الثانية إلا 14 مرشحًا من أصل 260 ولم يقبل إلا 5 منهم إثر الامتحانات الشفهية.

    * بعد المباراة يمرّ الناجحون بفترة تدريب لمدة سنة كاملة. وإذا تبيّن خلال هذه الفترة أنهم لا يفون بالغرض لقصور في ملكاتهم اللغوية أو كفاءاتهم العلمية أو التربوية، رفضت الوزارة تثبيتهم في مناصبهم.

    * يخضع أساتذة العربية كلهم لتفتيش دوري يقيّم من خلاله المفتشون كفاءاتهم اللغوية والتربوية والتزامهم الشخصي بتطوير تعليم العربية في مدارسهم.

      فتبدو لنا هذه القواعد كفيلة بضمان جودة تعليم العربية في المدارس الفرنسية. ولا ريب أنه يمكن أن يستمرّ في التحسن. ولكننا نشعر أنّنا لا نستحقّ سوء ظنكم، بل نحتاج إلى معاونة ودعم من شركائنا العرب من أجل اللغة العربية الحبيبة التي نكرس حياتنا لنشرها في بلدنا يومًا بعد يوم.

      تبقى الجمعية الفرنسية للمستعربين على أتم استعداد لتزويدكم بكل المعلومات الضرورية عن عمل أساتذة العربية في فرنسا، وفقًا لدعوة صاحبة السمو الشيخة موزة بنت ناصر المسند، التي كانت كلماتها تزين برنامج الندوة الأولى عن تعليم اللغة العربية: التعاون مع الآخرين من أجل تقاسم المعرفة.

      نشكركم مسبقا لمنحنا موعدًا ولحسن الانتباه والسلام عليكم

      Benoît Deslandes

      رئيس الجمعية الفرنسية للمستعربين

vendredi 28 novembre 2008

Texte de l'intervention de l'AFDA aux Assises, prononcé par M. Hoorelbeke au nom de l'association française des arabisants (AFDA), le 9 octobre 2008, à  l'Assemblée Nationale, en salle Victor-Hugo.

Je voudrais, avant toute chose, adresser les remerciements de l'Association Française des Arabisants, au nom de laquelle j'interviens ici, à M. le Président de la République et à Son Altesse l'Emir de l'Etat du Qatar à qui nous devons d'être réunis ici pour ces premières Assises de l'enseignement de la langue et de la culture arabes.

Notre association, fondée en 1973, s'efforce depuis cette date de rassembler et coordonner les efforts des enseignants, chercheurs, diplomates, journalistes et d'une façon générale de tous ceux qui pensent que les études arabes et leur promotion constituent un enjeu important pour notre société, comme du reste elles l'ont été de façon continue depuis que François Ier créa au XVIe siècle le premier enseignement stable d'arabe en France.

Depuis plus de quatre siècles, la Nation fonde, finance et soutient les institutions nécessaires au rayonnement de l’école arabisante française, laquelle forme en retour les cadres et savants arabisants qui permettent à la France d’assurer un rôle de premier plan sur les rives de la Méditerranée. Dans le même temps, cet engagement continu de l’Etat a fait de l’école arabisante française l’une des plus prestigieuses du monde, d'Antoine Galland, premier traducteur des Mille et une nuits au XVIIIème siècle jusqu'à André Miquel, professeur et administrateur honoraire du Collège de France, grand spécialiste de littérature arabe et – par ailleurs - membre de l'Association Française des Arabisants. On pourrait aussi mentionner Henry Laurens, professeur lui aussi au Collège France et qui s’exprimera à l’issue de cette journée.

Ces Assises, voulues par le Président de la République, accueillies au sein de l’Assemblée Nationale, s’inscrivent avec force dans cette relation quadriséculaire entre la Nation et ses arabisants. Mais, si ces éléments historiques ont leur importance, ce n’est pas pour célébrer un passé, fût-il glorieux, que nous nous retrouvons aujourd’hui, mais pour envisager l’avenir.

Cette nécessaire réflexion se fera en deux volets : nous évoquerons d'abord les enjeux économiques et culturels d’un enseignement de l’arabe au XXIe siècle, puis nous réfléchirons aux moyens éducatifs et scientifiques de relever ce défi.

Les échanges entre la France et le monde arabe fourniront matière au premier forum, intitulé « La langue arabe : des enjeux culturels et économiques dans la perspective de l’Union pour la Méditerranée ». Il vous sera présenté par M. Clovis Maksoud, professeur de relations internationales  à l’Université américaine de Washington. Ces enjeux économiques et culturels ne sauraient être négligés: la langue arabe est la langue officielle d’un nombre important des Etats membres de l'Union pour la Méditerranée. Son rôle en tant que langue d'échanges culturels ou économiques est donc appelé à s'accroître et se renforcer. On comprend donc sans peine qu'elle soit d'ores et déjà un puissant facteur de réussite dans le monde professionnel (ce sera le thème de notre première table ronde).

On mesure en outre l'importance du rôle qu'auront à jouer les associations et les institutions culturelles dans la promotion de cette culture, surtout si, comme le suggérait M. Dominique Baudis, président de l'Institut du Monde Arabe, dans une tribune parue cet été dans le journal Le Figaro, nous commencions la construction de cette union par la culture. Ce sera le thème de notre deuxième table ronde.

Enfin, alors que ces Assises sont parrainées par le Qatar, patrie de la chaîne satellitaire al-Jazeera, comment pourrions-nous oublier le rôle que les médias seront amenés à jouer dans l’élaboration d’une culture méditerranéenne? Nous y consacrerons la troisième et dernière table ronde de la matinée.

Après un déjeuner offert à l’Assemblée Nationale, nous pourrons réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour relever ces défis. Ce sera le thème de notre second forum consacré à : « L’enseignement de l’arabe », présenté par M. François Perret, doyen de l’inspection générale de l’Education Nationale.

Ce sera l’occasion de se pencher sur les dimensions scientifiques et éducatives du problème : on sait en effet la charge affective que représente la langue arabe pour nombre de nos concitoyens issus ou non de l’immigration. A l’heure où les tentatives de récupération politico-religieuses et de travestissement de la culture arabo-musulmane n’ont jamais été aussi fortes sur les deux rives de la Méditerranée, on mesure la nécessité impérieuse dans laquelle nous nous trouvons de proposer un enseignement de l’arabe ancré dans nos traditions universalistes, appuyé sur la recherche scientifique, et ouvert à tous, partout sur le territoire. Autant de sujets qui seront abordés lors de la première table ronde de l’après-midi.

Quant à la seconde, elle se penchera sur les formes que pourrait prendre une nouvelle dynamique de cet enseignement, et réfléchira au meilleur parti à tirer de cet héritage unique en Occident que constitue notre modèle laïque et universaliste de formation des arabisants, qui est présent, rappelons-le, à tous les échelons du système éducatif, de l'école primaire à l'université. En effet, cette discipline dispose d’enseignants, certifiés et agrégés, d’inspecteurs, de programmes officiels et de Départements d’université mais qui le sait ?

Il faudra s’interroger sur le fait que ce dispositif n’est pas employé de façon optimale et que l’information autour de son existence n’est pas suffisamment diffusée. Le Ministère de l’éducation nationale saura-t-il mobiliser ses ressources et ses acteurs à tous les niveaux pour changer cet état de fait, pour mieux faire connaître aux familles les possibilités d’apprendre l’arabe dans nos établissements, pour développer son offre de formation ?

De même, saura-t-on tirer le meilleur parti de la décentralisation et de l’autonomie des universités afin que soit souligné, de manière incitative, le caractère prioritaire des études arabes pour l’avenir de notre pays à l’heure de l’Union pour la Méditerranée ?

Ne faudra-t-il pas enfin affirmer une volonté politique pour soutenir le difficile travail assuré au quotidien par les enseignants d’arabe dans les collèges, les lycées et les universités ?

Il y a débat et nous sommes impatients d’écouter ces tables rondes : chacune de celles-ci durera quarante-cinq minutes. Je serais reconnaissant aux modérateurs de veiller à ce que les interventions n'excèdent pas sept à huit minutes afin que nous puissions ménager, pour chacune de ces thématiques, un moment de dialogue avec le public dont les expériences et les interrogations viendront utilement nourrir nos débats.

A 17h00, MM. Henry Laurens, professeur au Collège de France, et Joseph Dichy, professeur à l’université Lumière-Lyon-II et secrétaire du comité inter-universitaire des études arabes, procèderont à la synthèse de cette journée.

Puis M. Dominique Baudis, président de l’Institut du monde arabe, prendra la parole avant que M. Darcos, Ministre de l’Education nationale, ne clôture de ces premières assises de l’enseignement de la langue et de la culture arabes en France, à propos desquelles l’Association française des arabisants formule le voeu qu'elles se renouvelleront avec une régularité à la hauteur de l'importance des enjeux que nous venons d'évoquer.


Texte de l'intervention de l'AFDA aux Assises, prononcé par M. Hoorelbeke au nom de l'association française des arabisants (AFDA),   le 9 octobre 2008, à  l'Assemblée Nationale, en salle Victor-Hugo.

jeudi 9 octobre 2008

Appel publié par l'AFDA à  l'occasion de la tenue des Assises de l'enseignement de la langue et de la culture arabes.

En décembre dernier, Nicolas Sarkozy, en visite d'Etat en Algérie, déclarait dans son discours prononcé à l’université Mentouri :
Je souhaite que davantage de Français prennent en partage la langue arabe par laquelle s’expriment tant de valeurs de civilisation et de valeurs spirituelles. En 2008, j’organiserai en France les Assises de l’enseignement de la langue et de la culture arabes, parce que c’est en apprenant chacun la langue et la culture de l’autre que nos enfants apprendront à se connaître et à se comprendre.

Ces assises se tiendront ce 9 octobre à l'Assemblée Nationale. Les professeurs d'arabe, qui réclament depuis longtemps une remise à plat de l'enseignement de cette discipline au service d'une politique ambitieuse de service public d'enseignement de l'arabe en France, ne peuvent que saluer cette décision.

En effet, depuis le XVIe siècle, l’école arabisante française a formé des militaires, des diplomates et des savants qui, depuis Antoine Galland et sa traduction des Mille et une nuits en 1704, font l’admiration de nos partenaires occidentaux et arabes.
Ces accomplissements n’ont été possibles que grâce à un réseau d'institutions et un engagement de l'Etat constant dès l'origine.

Pourtant, à l'heure où le développement des études arabes est élevé au rang de priorité nationale aux Etats-Unis, le désengagement de la République française est aujourd'hui patent.

L'enseignement de l'arabe dans le secondaire périclite. Il n'assure la scolarisation que de 6000 à 7000 élèves, en stagnation depuis une dizaine d'années dans un contexte de très forte progression de la demande : les inscriptions en université ont crû de 30% environ depuis la fin des années 1990. Pourtant, en dépit de cet afflux d’étudiants, nous n’assistons cette année à aucune nouvelle création de postes d’arabe dans le supérieur.

Nos concitoyens se tournent donc vers les enseignements de langue et culture d'origine (ELCO) financés et assurés par le Maroc, l'Algérie et la Tunisie, à destination des enfants de leurs ressortissants. Les ELCO prennent en charge environ 50 000 enfants (principalement à l'école primaire), soit six fois les effectifs de l'enseignement secondaire public.

Par ailleurs, de plus en plus de familles sont contraintes de se reporter sur un secteur associatif où, trop souvent, la langue arabe est réduite à sa dimension religieuse : d'après une estimation du ministère de l'intérieur, 65 000 jeunes étaient concernés en 2003. Naturellement, tous les cours de ce secteur ne sont pas des lieux d'endoctrinement, loin s'en faut, mais il n'en reste pas moins troublant que la République, en même temps qu'elle proclame son attachement à la laïcité, paraisse abandonner aux religieux une langue de culture et de communication parlée par 300 millions de locuteurs.

Ce sont 115 000 jeunes qui sont formés en dehors ou en marge du service public et laïc d'enseignement de l'arabe, lequel peine à réunir ne serait-ce que 6% de ces effectifs! Comment en est-on arrivé là? Par manque d'enseignants pour satisfaire cet engouement ? Certainement pas : le service public peut compter aujourd'hui sur plus de 200 professeurs d'arabe certifiés et agrégés. L’Etat dispose donc des moyens humains pour offrir une alternative à ces jeunes. Mais ces moyens ne sont pas adéquatement utilisés.

Espérons donc que ces assises de la langue et de la culture arabes marqueront un retour de la puissance publique, qui pourrait notamment prendre la forme de :
-    la création, dans toutes les agglomérations de plus de 100 000 habitants, d’une offre complète d’enseignement de l’arabe, du primaire au supérieur ;
-    de la multiplication des sections européennes et de langues orientales (au nombre de deux en arabe aujourd’hui) pour favoriser la mise en place de filières d’excellence;
-    d’instructions très claires aux recteurs et aux chefs d’établissement afin qu’ils fassent connaître au public l’existence de ces dispositifs, seuls garants de la pérennité d’un enseignement laïc et républicain digne du rôle historique de la France et de ses intérêts dans le monde .

mercredi 8 octobre 2008

Assises de l'enseignement de la langue et de la culture arabes en France - Note d'intention de l'IMA

C’est à l’initiative du Président de la République française que se tiennent, les Premières Assises de l’enseignement de la langue et de la culture arabes en France à l’Assemblée Nationale, faisant suite à son discours du 5 décembre 2007 tenu à Constantine lors de son voyage officiel en Algérie : « Je souhaite que davantage de Français prennent en partage la langue arabe par laquelle s’expriment tant de valeurs de civilisation et de valeurs spirituelles. En 2008, j’organiserai en France les Assises de l’enseignement de la langue et de la culture arabes, parce que c’est en apprenant chacun la langue et la culture de l’autre que nos enfants apprendront à se connaître et à se comprendre. Parce que la pluralité des langues et des cultures est une richesse qu’il nous faut à tout prix préserver ».

Ces Assises, qui bénéficient du parrainage et du soutien actif de Son Excellence l’Emir de l’Etat du Qatar, sont organisées par l’Association Convergence Méditerranéenne avec le concours de l’Institut du Monde Arabe (IMA). Elles ont  pour objectif de transmettre des conclusions pertinentes et pragmatiques au Chef de l’Etat ainsi qu’aux ministres concernés de façon à ce que des opportunités puissent être créées pour que la langue et la culture arabes soient plus largement et mieux diffusées auprès du public.

La France, forte d’une expérience dans le domaine des études arabes, qui s’inscrit  dans une longue tradition remontant au XVIe siècle (cf. Centenaire de l’agrégation d’arabe en novembre 2006, célébré à l’Institut du Monde Arabe et à la Sorbonne),  met aujourd’hui toute son expertise et son engagement  au service de l’enseignement secondaire et universitaire de façon à répondre aux besoins des élèves, des familles et des étudiants.

8 000 élèves et 6 000 étudiants environ suivent actuellement des cours d’arabe au sein d’un cursus scolaire ou universitaire. Les cours y sont dispensés, pour l’enseignement secondaire, par 230 personnels qualifiés certifiés ou agrégés. Les associations drainent un public évalué à 70 000 personnes, tandis que l’Enseignement des Langues et Cultures d’Origine (ELCO), qui s’adressent à des enfants d’école primaire, concerne plus de 40 000 élèves.

Quant au public français, son attirance pour les cultures du monde arabe va croissant, la fréquentation pouvant atteindre, à titre d’exemple, jusqu’à 800 000 visiteurs pour les grandes expositions de l’Institut du Monde Arabe. L’engouement pour l’apprentissage de la langue arabe est également manifeste avec 1300 inscriptions par an en cours de langue arabe à l’IMA. 50 000 jeunes, de la maternelle à la terminale, fréquentent les activités jeunesse de l’IMA  en individuel ou en groupe.

Le monde de l’entreprise marque actuellement un intérêt grandissant pour la langue arabe. On en veut pour preuve le nombre d’entreprises françaises et des plus prestigieuses qui se tournent vers l’IMA, pour former leurs cadres à la connaissance du monde arabe, de ses cultures et de sa langue.

En associant leur image et leur marque à des entités issues du monde arabe, en ayant de plus en plus souvent recours à la langue arabe dans leurs échanges commerciaux, diplomatiques, scientifiques et culturels avec le monde arabe, les entreprises françaises affirment leur désir de nouer des relations solides et basées sur la compréhension et le respect mutuels avec ces sociétés.

Ces Assises sont  une occasion de dresser un état des lieux de l’enseignement de la langue et de la culture arabes en France, de façon à mobiliser les énergies pour promouvoir cet enseignement, élargir le champ d’intervention de la langue arabe à divers domaines, asseoir les débats sur des données scientifiques et dissiper les représentations erronées.

Elles devraient inciter à réfléchir aux modalités visant à changer l’image de la langue et de la culture arabe auprès du public en insistant sur la nécessité d’une meilleure diffusion de l’information.

C’est dans cette perspective que ces 1ères Assises s’organiseront autour de deux forums qui mettront successivement en évidence :
- Les enjeux culturels et économiques de l’enseignement de la langue et de la culture arabes en France  dans la perspective de l’Union pour la Méditerranée ;
- Les améliorations susceptibles d’insuffler une nouvelle dynamique à l’enseignement de la langue arabe.

Chacun de ces forums réunira des spécialistes et acteurs de terrain (scientifiques, responsables de réseaux associatifs et d’institutions, représentants des entreprises…) autour de 5 tables rondes, suivies de débats avec la salle et axées autour des thématiques suivantes :
- la langue arabe comme atout professionnel
- le rôle des associations et institutions culturelles pour valoriser le monde arabe ;
- le rôle des médias et des nouvelles technologies dans la construction d’une identité méditerranéenne ;
- les perspectives d’avenir dans le domaine de la recherche sur le monde arabe ;
- la mise en œuvre d’une politique dynamique de l’enseignement de la langue arabe.

Henry Laurens,  Professeur au Collège de France, et Joseph Dichy, Secrétaire général du CIDEA effectueront une synthèse en fin de journée avant la clôture officielle des travaux.

Ces Assises sont organisées par l’Association Convergence Méditerranéenne avec le concours de l’Institut du Monde Arabe et la collaboration de l’Association Française des Arabisants (AFDA), du Comité Interuniversitaire d’Etudes Arabes (CIDEA) et de l’INALCO.
Cette manifestation se déroule sous l’égide du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes, du Ministère de l’Education Nationale, et du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
  
Avec la participation de nombreuses personnalités du monde de l’éducation, de la recherche, de la culture et des médias.

mardi 7 octobre 2008

Premières assises de l'enseignement de la langue et de la culture arabes en France - Programme

Le programme des premières Assises de l'enseignement de la langue et de la culture arabes a été publié sur le site de l'Institut du monde arabe.

08h 00    Accueil et enregistrement des invités

09h 00    Allocution de bienvenue par le Président de l’Assemblée Nationale
   

Allocution d’ouverture de Madame Malika Benlarbi, Sous-préfet et Fondatrice de l’Association Convergence      
    
Allocution de Son Excellence Mohamed Jaham Al-Kuwari, Ambassadeur de l’Etat du Qatar

Lecture du message du Président de la
République française par Madame Malika
Benlarbi, Sous-préfet chargée de mission
sur le volet culturel de l’Union pour la
Méditerranée

Présentation des Assises et de leur fonctionnement par Monsieur Mathias Hoorelbeke, de l’Association française des Arabisants (AFDA)

h2>Premier forum : « La langue arabe : des enjeux culturels et          
économiques dans la perspective de l’Union pour la Méditerranée » /h2>

Présenté par :
Monsieur Clovis Maksoud, Professeur de relations internationales
 à l’Université américaine de Washington



10h 00    1ère table ronde : La langue arabe, un outil professionnel porteur de réussite
Modérateur : Zakaria Nana, Consultant en affaires internationales dans le monde arabe, Formatex (Ubifrance)
  
- Patrice Paoli, Directeur d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, Ministère des Affaires étrangères et européennes : les enjeux politiques internationaux
- Marthe Bernus-Taylor, Ancienne Directrice du Département des Antiquités islamiques du Musée du Louvre : les débouchés dans le domaine culturel
- Cédric Balas, société Eurocopter : langue arabe et entreprise,
- Hervé Piquet, ancien responsable des postes d’expansion économique au Caire et à Djedda, gestion des carrières des hauts potentiels, DGTPE



10h 45    Débat avec la salle


Projection du documentaire «Au-delà des Moucharabiehs » réalisé par le Scérén - CNDP et l’Institut du Monde Arabe


11h 00     2ème table ronde :
Le rôle des associations et des institutions culturelles pour valoriser le monde  arabe d’hier et d’aujourd’hui


Modérateur : Georges Morin, Président de l’Association Coup de soleil et Organisateur du « Maghreb des Livres »

- Radhia Dziri et Sophie Tardy, Institut du Monde Arabe
- Jean-Pierre Loubet, Président de l’Association club UNESCO-La rose de Dadès, Marseille-En Beauvaisis et Formateur CASNAV au Rectorat d'Amiens.
- Mohammed Bechari, Président de l’Institut Avicenne de Lille


11h 45     Débat avec la salle




12h 00  3ème table ronde : Les médias et les nouvelles technologies peuvent-ils aider à la construction d’une identité méditerranéenne ?

Modérateur : Agnès Levallois, France 24 

- Christophe Ayad, journaliste à Libération
- Salam Kawakibi, politologue : les nouveaux médias
- Malek Boualem,  ingénieur France Télécom



13h 00    Déjeuner offert à l’Assemblée Nationale


h2>Deuxième forum : L’enseignement de l’arabe en France /h2>

14h 30 Présentation des débats par François Perret, Doyen de l'inspection générale de l'Education nationale

14h45 1èreTable-ronde :            Enseignement et recherche : perspectives d’avenir

Modérateur : Rachida Dumas, Inspectrice d’Académie –Inspectrice pédagogique régionale d’arabe

- Bruno Levallois, Inspecteur Général d’arabe : synthèse sur l’enseignement des langues et cultures d’origine (ELCO) et l’enseignement secondaire
- Luc Deheuvels, Professeur  des Universités, Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) : les études arabes - enseignement et recherche - dans le supérieur
- Ghislaine Alleaume, Présidente de l’Association pour l’étude du monde arabe et musulman (AFEMAM) : la recherche sur le monde arabe en France
- François Burgat, Directeur de l’Institut français du Proche-Orient (IFPO) : les missions des centres et instituts français de recherche dans les pays arabes


15h 35    Débat avec la salle







15h 45   2ème table ronde : Vers une nouvelle dynamique de l’enseignement de la langue arabe

Modérateur : Gaëtane de Lansalut, journaliste

- Alain Boissinot, Recteur de l'académie de Versailles : la politique académique
- Joël Vallat, Proviseur du lycée Louis-Le-Grand : Les filières d’excellence
- Hélène Ménard, Proviseur du lycée Georges Pompidou de Villeneuve La Garenne :
- Anne-Marie Descôtes, directrice de l'Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) : rôle et situation de l'enseignement de l'arabe dans les établissements français à l'étranger


16h 30    Débat avec la salle


16h 45    Synthèse des Assises
par Henry Laurens, Professeur au Collège de France et Joseph Dichy, Professeur à l’Université Lumière-Lyon 2 et Secrétaire général du Comité interuniversitaire d’études arabes (CIDEA)


17h 00    Allocution de Monsieur Dominique  Baudis, Président de l’Institut du Monde Arabe
       

17h 30: Clôture des Assises par M. Xavier Darcos, Ministre de l'Education Nationale


L'accès se fera sur invitation.

Partenaires
- Association Convergence méditerranéenne,
- Association Française des Arabisants (AFDA),
- Comité inter-universitaire des études arabes (CIDEA),
- Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO),
- Ministère des Affaires étrangères et européennes,
- Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche